En tant qu’Herboriste spécialisée dans l’accompagnement de la femme en préménopause, je suis confrontée régulièrement à des femmes qui me disent que les traitements naturels qu’elles ont essayés n’ont pas été efficaces.
Il faut dire que les rayons de parapharmacie ne cessent d’élargir leur gamme de traitements naturels pour lutter contre les désagréments de la ménopause et de la préménopause.
Par ailleurs, de plus en plus de laboratoires tentent de surfer sur cette vague en inondant les réseaux sociaux par le biais d’influenceurs.
Mais alors, à quel saint se vouer face à tant de promesses toutes plus miraculeuses les unes que les autres ?
Pourquoi les compléments alimentaires ne permettent-ils souvent pas d’obtenir un soulagement durable ?
C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article !
Sommaire
- Des traitements naturels pas toujours adaptés
- Le rôle des excipients
- Qualité et provenance des compléments alimentaires
- Quand effet de mode rime avec santé
- Efficacité des traitements génériques
1. Des traitements naturels pas toujours adaptés
Dans mes accompagnements, je vois quotidiennement des femmes qui prennent des compléments alimentaires pour essayer de soulager leurs symptômes. Naturellement, je les questionne sur la composition de ces derniers. Et le constat est toujours le même : une majorité de femmes prennent des traitements naturels qui ne sont pas adaptés à leurs symptômes.
Pour comprendre, revenons aux bases. La préménopause et la ménopause sont deux manifestations physiologiques bien différentes.
En préménopause, on commence à ressentir les premiers symptômes lorsque la progestérone chute et que le taux d’œstrogène fluctue. C’est une période de vie qui peut durer plusieurs années pendant lesquelles la femme est encore réglée, même si les cycles peuvent être anarchiques. C’est souvent une phase qui se traduit par une hyper-œstrogénie relative car la balance œstrogène/progestérone ne se fait plus. On aura donc tendance à choisir des plantes dites progestatives ou lutéotropes pour stimuler la production de progestérone.
La ménopause, elle, est déclarée lorsqu’une femme n’a pas eu de règles pendant plus de 12 mois. Elle rentre donc à partir de ce moment-là en post-ménopause. Cela se traduit par un niveau de progestérone et d’œstrogène très faible. On optera donc pour des plantes phyto-œstrogéniques.
Deux mécanismes différents et donc des manifestations différentes. C’est pour cette raison que les traitements naturels destinés à la ménopause ne sont pas indiqués en préménopause et ne permettront jamais de soulager les nombreux symptômes ressentis tels que la fatigue, les troubles de l’humeur, la sensibilité accrue au stress, la prise de poids, etc.
En résumé, si dans la composition vous retrouvez, entre autres, de la sauge, du houblon, de l’actée à grappes, du yam, du trèfle rouge ou du soja, passez votre chemin car cela ne vous sera d’aucun soutien dans votre cas bien précis.

2. Le rôle des excipients
Les excipients sont des composés sans activité thérapeutique mais qui entrent dans la composition du complément alimentaire ou de sa fabrication.
Ils sont nombreux, en particulier dans les gummies qui ont inondé le marché ces dernières années.
Concrètement, dans la majorité des compléments alimentaires, on retrouve, au choix ou combinés :
- Edulcorants : tels que maltitol et sorbitol. Ce sont des alcools de sucre qui remplacent le sucre. Et c’est parfois l’ingrédient le plus présent dans la composition.
- Colorants : la plupart du temps naturels mais dont on se passerait bien car ils n’ont aucun intérêt si ce n’est celui de donner une jolie couleur pour vendre plus facilement.
- Agents de texture : on retrouve ici les épaississants, émulsifiants et stabilisants, peu recommandables pour certains.
Plus le nombre d’excipients est important, plus les ingrédients d’origine naturels sont dénaturés et moins ils seront efficaces. Par ailleurs, ils peuvent générer des troubles digestifs.
Le mot d’ordre : aller à l’essentiel ! Choisissez un traitement naturel, avec une liste d’ingrédients la plus courte possible et avec le moins d’excipients possible. Idéalement, tournez-vous vers des teintures mères ou macérâts glycérinés de bourgeons qui ne contiennent aucun excipient et préservent la qualité et les principes actifs des plantes.

3. Qualité et provenance des compléments alimentaires
En tant qu’Herboriste, j’accorde une grande importance à la qualité et la traçabilité des plantes avec lesquelles je travaille.
Malheureusement, il est courant de voir des laboratoires troquer qualité contre coût en s’approvisionnant à l’étranger, quand ces mêmes plantes poussent dans l’hexagone.
Pourtant, le biotope (milieu et conditions environnementales dans lesquelles la plante a poussé) a une incidence sur la qualité de la plante et donc de ses principes actifs.
Il est toujours préférable de privilégier les plantes qui poussent sur notre territoire, pour plusieurs raisons :
- Traçabilité : moins le nombre d’intermédiaires est important plus la traçabilité est aisée.
- Écologique : permet de limiter les nombre d’acheminements et donc la pollution.
- Économique : soutenir la filière des paysans herboristes français, qui n’arrivent souvent pas à vivre de leur activité.
- Sociétale : soutenir les filières françaises pour assurer une indépendance quant à la production de nos plantes médicinales.
Enfin, lorsque vous devez choisir entre plusieurs traitements naturels, portez votre choix sur celui qui possède à minima le label bio, idéalement avec une mention Nature & Progrès qui garantit des produits alimentaires et cosmétiques respectueux de l’environnement, des hommes et des animaux.
Pour résumer, si la provenance des plantes n’est pas indiquée et/ou si le complément alimentaire ne comporte aucun label, il est intéressant de s’interroger sur la qualité et par conséquent sur l’efficacité de ce que vous achetez.

4. Quand effet de mode rime avec santé

Vous l’avez peut-être déjà constaté, il n’est pas rare de voir un engouement pour une plante, un complément alimentaire ou un traitement naturel. Un effet de mode qui dure quelques mois, un an tout au plus puis qui finit par jeter son dévolu sur une autre tendance naturelle.
Les laboratoires n’inventent rien. Les plantes existaient avant qu’ils ne s’en soucient ou décident d’en faire de la pub.
Personne ne devrait consommer des compléments alimentaires par effet de mode ou de tendance.
Déjà parce que ce sont des ressources précieuses mais surtout parce que ce ne sont pas les influenceurs ou la publicité qui devraient décider de ce qui est efficace pour vous.
Le sujet des gummies est révélateur de ce problème. Beaucoup de promesses autour d’un traitement soit-disant naturel mais qui contient plus d’édulcorants que de plantes.
Les plantes médicinales méritent qu’on s’intéresse à elles, autrement que dans un intérêt purement marketing et financier.
5. Efficacité des traitements naturels génériques
Une des questions que j’entends le plus souvent lors de mes accompagnements en préménopause, c’est pourquoi certains traitements naturels fonctionnent pour certaines et pas pour moi ?
Vous aussi, vous vous êtes déjà posé la question ?
Il existe plus de 100 plantes ou traitements naturels qui peuvent soulager les nombreux symptômes de la préménopause, alors comment savoir lesquels choisir ?
La médecine traditionnelle chinoise nous livre la réponse.
À lire : La Préménopause selon la Médecine Traditionnelle Chinoise
Chaque plante possède 2 critères à prendre en compte :
- La saveur : il y a 5 saveurs qui sont associées aux 5 organes et chacune d’elles à une action et un mouvement spécifique
- Le piquant va au Poumon
- Le doux va à la Rate
- L’acide va au Foie
- L’amer va au Cœur
- Le salé va au Rein
- La nature : effet qu’elle produit sur le corps (réchauffe ou refroidit). Il existe 5 sortes de natures :
- Chaude
- Tiède
- Neutre
- Fraîche
- Froide
Donc, selon vos symptômes, la saveur et la nature de la plante à utiliser ne sera pas la même. Si on ne prend pas ce critère en considération, on peut tâtoner longtemps avant de trouver le traitement naturel vraiment efficace pour soulager ses symptômes de la préménopause.
Pour illustrer ce propos, en médecine chinoise on ne donnera jamais la même plante à une femme qui souffre d’angoisse selon que ces angoisses viennent d’un déséquilibre au niveau du Cœur ou du Foie. Cette analyse relève bien évidemment du diagnostic de la médecine chinoise.
C’est sur ces fondements que j’accompagne les femmes en préménopause à retrouver leur énergie et leur équilibre émotionnel, en 3 mois.
Envie de trouver un traitement naturel vraiment efficace aux symptômes qui vous gâchent la vie en préménopause ? Je vous invite à consulter ma page.
Pour conclure, tous les traitements naturels de la préménopause ne se valent pas. Sans stratégie et approche pertinente, cela peut vite se transformer en perte d’argent, de temps et, au passage, d’espoir. La préménopause est une transition physiologique qu’il est important d’accompagner lorsqu’elle devient synonyme de souffrance.

